Acouphène et presbyacousie

La presbyacousie n’est pas une maladie, c’est un phénomène naturel lié à l’âge.

Les cellules ciliées externes de la cochlée, les plus fragiles, celles codant le signal sonore pour les fréquences les plus aiguës disparaissent avec le temps, ce qui rend plus difficile pour le cerveau l’interprétation du signal de parole. Tout le monde souffre donc de presbyacousie un jour, bien que des facteurs génétiques et environnementaux entrent également en compte. De même, l’acouphène n’est pas si rare qu’il n’y paraît. En effet, un quart des français souffrent d’un acouphène, bien que la gêne ne soit pas perçue de la même façon par tous. La manière d’appréhender l’acouphène par le patient joue un rôle majeur dans son intensité et sa gêne ressenties. Il n’existe pas une solution unique au traitement de l’acouphène pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas une cause unique entraînant un acouphène. En effet, il ne s’agit pas d’une pathologie mais de la réponse du corps à un problème sous-jacent, problème qui peut aller de l’arthrose, à l’hypertension, à un stress post-traumatique, ou bien à une perte auditive. De ce fait, l’acouphène se présente comme un phénomène complexe dont la prise en charge peut quelques fois apparaître compliquée, bien que des solutions existent aujourd’hui.Les aides auditives intègrent notamment des programmes permettant de diffuser un « tapis sonore » permanent, censé masquer l’acouphène et détendre le cortex auditif. En effet, même si l’acouphène peut être perçu quelques fois comme insupportable, il ne faut pas oublier qu’il excède rarement les 5 dB au-dessus du seuil auditif de la personne touchée par ce phénomène.